Lisa Jablow : les pratiques de gestion de la faune du Vermont doivent être revues

Ce commentaire est de Lisa Jablow, une résidente de Brattleboro.

Ces dernières années, de nombreux incidents dans le Vermont ont chassé la pratique de chasser de l’ombre à la lumière.

Avec la chasse et le piégeage, la chasse est une vache sacrée. Ses partisans s’y réfèrent avec révérence comme une “tradition” de longue date. Ses adversaires soutiennent que ce n’est pas parce qu’il est pratiqué depuis des centaines d’années que c’est juste. Et ainsi, la polémique continue de courir après sa propre queue.

Lors de la chasse, les chiens munis d’un collier GPS sont libérés du confinement pour suivre l’odeur d’un ours, d’un coyote, d’un raton laveur ou d’une autre proie. Cet animal est souvent poursuivi sur des kilomètres tandis que les chiens de chasse suivent à distance leurs chiens dans le confort de leurs véhicules.

Une fois qu’il apparaît que la proie a été acculée, les traqueurs localisent et récupèrent leurs chiens. Cela peut prendre un temps considérable, selon le terrain et la distance parcourue. Les chiens à la poursuite peuvent violer les droits de propriété privée (ils « ne peuvent pas lire les panneaux ») et mettre en danger les animaux domestiques et le bétail. Lorsqu’ils sont contestés par les propriétaires fonciers, certains chiens de chasse ont adopté un comportement agressif.

Une fois que la chasse aux proies des chiens est activée, il est impossible de les contrôler. Souvent, ils chassent les animaux hors des bois et à travers les champs et sur les routes, mettant en danger les animaux et les automobilistes. Un chevreuil, un orignal ou même un randonneur malchanceux peuvent devenir une cible.

En 2019, un couple et leur chiot en laisse ont été attaqués sur un terrain public par une meute d’ours pendant 45 minutes avant l’arrivée des secours. Les chiens de compagnie capturés dans les bois en train de courir des cerfs pourraient être abattus par les forces de l’ordre, mais le département de la pêche et de la faune du Vermont donne un laissez-passer aux chiens, affirmant que la chasse est un outil important pour la gestion de la population et le contrôle des nuisances, bien que les chiens soient rarement utilisés à ces fins.

En fait, Fish & Wildlife encourage activement le harcèlement et la chasse, mais fait beaucoup moins pour éduquer le public sur la prévention des comportements qui attirent la faune trop près des humains, déclenchant ainsi des plaintes qui sont ensuite utilisées pour justifier le harcèlement.

Un ours ou un raton laveur en fuite peut essayer de grimper à un arbre s’il a de la chance. Cependant, les coyotes et les renards sont acculés et mutilés par des chiens, car il n’y a pas d’échappatoire. Ce scénario soulève sérieusement la distinction entre la chasse et les combats de chiens, sans parler de la question de la chasse équitable.

La saison d’entraînement des chiens de chasse commence lorsque les ours sont les plus vulnérables, après avoir récemment émergé de l’hibernation avec des oursons à soigner. Entre l’entraînement des chiens (lorsque les ours ne peuvent pas être abattus) et la saison de chasse proprement dite (lorsqu’ils le peuvent), la chasse à l’ours dure la moitié de l’année. La chasse au coyote est totalement non réglementée, se déroule toute l’année et ne nécessite aucun permis pour les chiens.

Avec une préoccupation croissante pour le bien-être de la faune et la popularité de la chasse en déclin, il est impératif de revoir les pratiques de gestion de la faune du Vermont.

Parce que l’actuel organisme Fish & Wildlife du Vermont ne représente pas la plupart des défenseurs de la faune, les défenseurs de la faune porteront notre cas devant l’Assemblée législative, où il y a une chance pour la démocratie.

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Mots clés: chasse, Lisa Jablow, Vermont Fish & Wildlife, défenseurs de la faune

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